APPELEZ-NOUS

Le coaching, un métier de l’accompagnement

Home > Blog > Le coaching, un métier de l’accompagnement

Le coaching, un métier de l’accompagnement

L’accompagnement est un phénomène social très présent depuis les années 90 – 2000, dans tous les secteurs, dans :  le travail social, dans l’insertion, l’éducation … mais aussi dans le domaine économique et notamment dans les entreprises où il prend plusieurs formes,  ; on entend parler de mentorat, tutorat ou coaching entre autres. 

Les crises successives ont déposé de nouvelles problématiques sociales, de nouveaux besoins se font jour à l’heure où les moments de retour sur soi que proposent les religions trouvent moins d’adeptes, où le cercle familial est protéiforme. Il reste la nécessité pour chaque individu de se recentrer, de trouver un espace d’écoute. Le coaching se développe parallèlement à cette perte d’usages au moment où, en entreprise, de nouveaux besoins de coordination et de coopération sont posés. L’injonction d’être autonome, en responsabilité, force de propositions, devient une compétence recherchée et à acquérir.  

L’autonomie est une nouvelle norme d’intégration comme le développe Maela Paul, Docteure en sciences de l’éducation dans ses livres référence qu’elle dédie à l’accompagnement :

 https://www.youtube.com/watch?v=gqa1SW12cKo. 

Alors tout individu en difficulté ou tout individu en transition dans son parcours est en recherche de ce nouveau savoir. Travailler sur la personne comme le fait un formateur ne suffit plus, il s’agit de travailler avec la personne et de ce fait la posture  du formateur se double de celle d’accompagnant. 

Autrefois l’autonomie ne concernait que quelques élites en capacité à s’ouvrir à un travail sur la représentation du monde, sur la place de chacun (Maela Paul, 2004).  Aujourd’hui elle est une obligation pour tout le monde.  

C’est un véritable travail pour les personnes qui choisissent de se faire accompagner en coaching puisque l’accompagnant ne trouve pas les solutions à leur place. Le professionnel, l’expert sort de sa posture de sachant et amène la personne à se confronter à ses doutes et à s’interroger sur ses valeurs, sur le sens.  

D’une logique de prise en charge, il s’agit de passer à une logique de prise en main de soi. C’est une remise en question sur la manière dont la personne se considère. Les effets attendus sont doubles, à la fois un effet d’ordre productif et à la fois un effet constructif, de développement de la personne. 

Le coaching est une forme d’accompagnement centré sur la personne mais aussi sur la relation. L’axe du processus est de « dire et s’entendre dire », c’est le premier pouvoir pris sur la situation (Maela Paul, 2004). Le coaché est capable de donner une signification à ce qu’il vit, de dire où il en est, qui il est et vers où il veut aller. C’est en mettant en récit ce qu’il vit qu’il assumera sa singularité et sa différence. 

La posture d’accompagnement c’est accueillir, être présent à l’autre tel qu’il est : Accueillir jusqu’à recueillir (Maela Paul, 2004). François Délivré, Consultant en organisation et relations humaines spécialisé en coaching, nous livre sa définition du coaching : « l’art d’accompagner une personne à trouver ses propres solutions », tel un accoucheur car la personne ne sait pas qu’elle sait. Cette ouverture à l’autre nécessite une posture de non-sachant, s’exerce dans l’écoute et le questionnement, s’amplifie par la bonne distance tout en étant impliqué. 

Accompagner, c’est valoriser, soutenir, protéger et non assister, c’est se tenir avec, être présent contrairement à penser, dire et faire à la place, c’est questionner sur ce qui est dit, guider au lieu d’imposer une direction. Le coach suit un processus et par cette pratique de dialogue et de réflexivité permet à la personne de se poser dans une réalité viable et désirable par lui. 

Longtemps réservé aux dirigeants des organisations, le coaching est aujourd’hui de plus en plus présent en entreprise et s’adresse à toutes les strates du management. Si, il y a quelques années,  l’on pouvait penser qu’être coaché était avouer une faiblesse dans sa capacité à remplir sa mission, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les jeunes générations ont bien compris l’intérêt de cet accompagnement et sont demandeurs. Ils souhaitent plus de mentoring et de coaching que de relations formelles avec leurs supérieurs. 

Qu’en pensez-vous ? Partagez-nous vos expériences.  

Pour aller plus loin, ce livre pour vous intéresser : https://www.cairn.info/revue-regards-2015-2-page-185.htm 

Share:

Leave A Comment